Eau. Facture salée pour les consommateurs ?
Par le concierge le jeudi 19 juin 2008, 09:24 - Revue de Presse - Lien permanent
19/6/2008
Une consultation nationale sur l’eau se déroule
jusqu’au 15 octobre, l’objectif étant de doubler le bon état des eaux en 2015.
La CLCV aimerait que les consommateurs ne soient pas les seuls à en payer le
prix.
Depuis la mi-mai, chaque particulier reçoit dans sa boîte aux lettres un courrier émanant de l’agence de l’eau et du ministère de l’Écologie. Une consultation nationale qui se déroule jusqu’au 15 octobre sur l’avenir de l’eau et dans laquelle les consommateurs sont invités à donner leur avis sur une directive européenne prévoyant, pour 2015, près de la moitié des eaux en bon état, contre 25 % actuellement. Pour le bassin Loire-Bretagne, dix régions, 36 départements et 12 millions d’habitants, cet objectif représente un effort collectif de 500 M€ par an. 45 % pour réduire les pollutions agricoles, 33 % pour retrouver des zones humides et des rivières vivantes et 22 % pour traiter les eaux usées de l’industrie et des villes.
Pratique
Débat sur l’avenir de l’eau, le mercredi 25 juin, à 18 h, à la Maison des associations. Gratuit et ouvert à tous.

« Quels choix ? Quels financements ? Qui paiera ? », questionnent Marie-Françoise Boucher et Michel Girault, de la CLCV, en prévision d’un débat sur le schéma d’aménagement et de gestion des eaux, mercredi prochain.
Depuis la mi-mai, chaque particulier reçoit dans sa boîte aux lettres un courrier émanant de l’agence de l’eau et du ministère de l’Écologie. Une consultation nationale qui se déroule jusqu’au 15 octobre sur l’avenir de l’eau et dans laquelle les consommateurs sont invités à donner leur avis sur une directive européenne prévoyant, pour 2015, près de la moitié des eaux en bon état, contre 25 % actuellement. Pour le bassin Loire-Bretagne, dix régions, 36 départements et 12 millions d’habitants, cet objectif représente un effort collectif de 500 M€ par an. 45 % pour réduire les pollutions agricoles, 33 % pour retrouver des zones humides et des rivières vivantes et 22 % pour traiter les eaux usées de l’industrie et des villes.
« Marre d’être les pollués payeurs »
Sur chaque facture d’eau,
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un pourcentage est prélevé (17 % du prix unitaire du m³ hors abonnement à
Quimper) par l’agence de l’eau pour la lutte contre la pollution et la
modernisation des réseaux de collecte. Pourcentage en augmentation constante et
qui ne manquera pas de grimper avec cette directive. Si elle se félicite
évidemment de ces objectifs européens et appelle les habitants à répondre en
masse à ce questionnaire, la CLCV de Quimper n’entend pas voir les
consommateurs lésés. « Il y en a marre d’être les pollués payeurs, estime
Michel Girault, l’un de ses membres. Il faudrait savoir ce que le consommateur
paie par rapport aux agriculteurs ou aux entreprises ».
Un débat le 25 juin
Sa collègue, Marie-Françoise Boucher, trouve, elle, ce questionnaire un brin «
piégeux ». « Si le consommateur répond qu’il faut faire plus pour la qualité de
l’eau, cela signifie qu’il est d’accord pour payer plus cher. Les consommateurs
sont les plus gros contributeurs, on aimerait y voir plus clair ». La CLCV a
ainsi décidé d’organiser mercredi à l’Espace associatif, un débat sur l’avenir
de l’eau en présence d’un membre de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, Philippe
Seguin. Son thème : « Quels choix ? Quels financements ? Qui paiera ? ». La
CLCV renouvelle aussi son opération « bar à eau » pour promouvoir l’eau du
robinet. Les stands seront en place mardi matin dans la galerie de Carrefour,
l’après-midi dans celle du Champion à Ergué-Gabéric. Puis, mercredi matin, dans
celle de Kermoysan.Pratique
Débat sur l’avenir de l’eau, le mercredi 25 juin, à 18 h, à la Maison des associations. Gratuit et ouvert à tous.

« Quels choix ? Quels financements ? Qui paiera ? », questionnent Marie-Françoise Boucher et Michel Girault, de la CLCV, en prévision d’un débat sur le schéma d’aménagement et de gestion des eaux, mercredi prochain.