En créant un deuxième pôle culturel autour du Théâtre Max-Jacob, Quimper affiche ses ambitions : élargir les publics et inventer de nouvelles façons de vivre et travailler ensemble.

Face au désengagement de l’État, la municipalité de Quimper a interpelé les associations et lancé l’idée d’une friche culturelle à inventer ensemble autour du Théâtre Max-Jacob et de l’école Louis-Pasteur. « Ce sera des années pionnières en attendant un équipement tout nouveau », précise l’adjoint à la culture Gilbert Gramoullé. Ce « laboratoire » va associer Les Polarités, Très Tôt Théâtre, la Scène nationale mais aussi d’autres acteurs culturels qui seraient à même de répondre à la volonté de la nouvelle municipalité d’élargir les publics et de contribuer à faire de Quimper une métropole culturelle. Pas question, en effet, d’opposer les deux pôles qui continueront à travailler ensemble. Quant à la Scène nationale, l’adjoint au maire a redit la confiance absolue en l’équipe en place et le maintien indispensable d’un haut niveau d’exigence artistique.
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« Inventer des coopérations »
Ce projet ambitieux n’a pas laissé insensible Sylvie Robert, vice-présidente du conseil régional chargée de la culture. « Ici, il y a des ressources, des énergies, des acteurs. C’est très important d’inventer des coopérations », a souligné l’élue qui a rappelé : « Cela ne va pas être forcément simple dans les années à venir car l’Etat est en train de se désengager ». Dans ce contexte, la Région entend bien être aux côtés des acteurs culturels. Elle est ainsi partie prenante de la nouvelle convention avec les Polarités, qui va comporter des engagements plus importants des uns et des autres, et a assuré son soutien à cette ruche culturelle et artistique dont l’étude va être lancée par la ville à l’automne. L’élue de la Région a aussi profité de sa visite à Quimper pour faire le tour des dossiers quimpérois et prendre la mesure des objectifs et des orientations de la politique de la nouvelle municipalité en matière culturelle. Ont ainsi été abordés l’avenir de l’école d’art en lien avec le développement d’un pôle faïence-céramique ou encore celui de l’implantation de l’école de cirque Balles à fond à Penhars.
Delphine Tanguy

Un mariage de raison autour d’un deuxième pôle culturel à Quimper entre la Région, représentée par Sylvie Robert, vice-présidente du conseil régional chargée de la culture, et la ville représentée par Gilbert Gramoullé, adjoint aux affaires culturelles.