Manifestations pour l'hôpital de Carhaix : Daniel Le Bigot répond
Par le concierge le mercredi 18 juin 2008, 11:34 - Revue de Presse - Lien permanent
18/6/2008
Nous assistons, pour des raisons d'économies budgétaires liées en partie au cadeau fiscal, à un déménagement du territoire au profit d'une centralisation autour des grandes villes. La solidarité vers les populations qui se sentent abandonnées s'impose donc à nous. Il reste qu'en tant qu'écologiste, et je pense que tout écologiste qui se respecte se doit de le faire, je désapprouve vivement le recours au brûlage des pneus. Comment lutter pour un service de santé de qualité et dans le même temps, brûler à l'air libre, du caoutchouc qui émet de puissants polluants ? Je comprends que pour être efficace une manifestation se doit d'être spectaculaire. Le recours à la catapulte, au canon factice et à la musique participe positivement à cette mise en scène. Le brûlage des pneus comme l'action violente contre les biens et les personnes ne peuvent que démobiliser toute une partie de la population qui, tout en éprouvant de la sympathie pour le mouvement, refusera de s'y associer.
Et c'est vrai, en tant qu'élu de Quimper, je suis aussi à l'écoute des Quimpérois. Le pire qui puisse nous arriver serait de nous monter les uns contre les autres alors qu'il nous faut trouver des solidarités contre un système libéral qui cultive les individualismes. La balle est dans le camp de l'État, la mise en place d'un moratoire de 12 à 18 mois permettant de rechercher des solutions durables me semble être indispensable afin d'apaiser les passions et de retrouver les sens de la raison. »