Contacté, hier en fin d’après-midi, Bernard Poignant, le maire de Quimper, a répondu à nos questions.

Que pensez-vous de la situation actuelle et des critiques des commerçants ? On assiste depuis des semaines à une accumulation de manifestations. Elles incitent les gens à ne pas approcher du centre-ville, même s’il ne s’y passe rien. En toute logique, cette période aurait dû être bénéfique pour le commerce local. Après une période électorale où on assiste à une rétention des achats, et après une période de mauvais temps qui a perturbé le marché de l’habillement, il n’en est rien. Et je comprends que certaines entreprises soient inquiètes pour leur trésorerie.

Qu’est ce qui pourrait débloquer la situation ? La balle est dans le camp du gouvernement

. Il faut que l’Agence régionale de l’hospitalisation (l’ARH) accepte le dialogue. Qu’elle convie les parties en présence à s’asseoir à une table.
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Pour ma part, concernant la présidence du Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille, j’ai demandé une entrevue à la ministre de la Santé. Je n’ai pas eu de réponse. J’estime que son comportement est déplacé et irrespectueux. Le ministère agit de même concernant Carhaix. Il faut aussi comprendre le sentiment d’abandon du Centre-Bretagne qui se voit vider de certains services publics. En situation de crise, sa réaction est brutale. En tant que maire de Quimper, j’ai contacté à plusieurs reprises Christian Troadec. Je garde espoir de trouver la voie de la médiation. En tous les cas, je ne peux interdire à quiconque de manifester.

Pourquoi n’avez-vous pas été convié à la réunion qui se tenait à la préfecture hier soir ? Les incidences des manifestations sous leur aspect technique devaient y être principalement abordées. Un ingénieur de la Ville nous y représentait. Si demain,

on y parlait politique j’y serais volontiers.
D.D.