« Sans cautionner les affrontements qui risquent toujours de se terminer par des drames, j’ai participé au rassemblement organisé par les habitants de Carhaix samedi », (Le Télégramme du 8 juin) indique, dans un communiqué, l’élu Vert et adjoint au maire de Quimper Daniel Le Bigot. Il tient à en donner les raisons : « Au-delà des données techniques ou financières concernant le nombre d’opérations chirurgicales ou d’accouchements pratiquées à l’hôpital, qu’il ne s’agit pas de nier, la détermination des Carhaisiens force le respect. On le sent bien, c’est la réaction d’un pays, d’un territoire contre une attaque du service public de santé de proximité. Les Quimpérois, peu mobilisés (élus comme habitants) regretteront à juste titre pour des raisons essentiellement économiques que ces manifestations se déroulent dans la ville préfecture, mais peut-il en être autrement dans la mesure où c’est l’État qui est visé. Je pense aujourd’hui que la situation devient dangereuse et que la manifestation de samedi a fait monter d’un cran la pression. Il est donc urgent de trouver une solution d’apaisement. Il me semble important pour cela que l’ensemble des élus du département se concertent et fassent preuve d’unité dans ce dossier qui remet en cause le service public de proximité et qui en annonce bien d’autres. Il y va de l’avenir des territoires hors des métropoles, Nantes, Brest, Rennes ».