<div class="TEXTE"> <!TEXTE> Grâce à l’appétit des restaurants collectifs, notamment les cantines scolaires brestoises, la Maison de la bio 29 a passé un cap. Il lui faut maintenant tenir son assiette, alors que d’autres collectivités, dont Quimper se convertissent. <br /><br />« Au début, les élèves faisaient un peu la moue. Les pommes ne leur semblaient pas aussi brillantes. Ils avaient l’impression qu’on leur servait du pain de guerre... Aujourd’hui, ils en mangent autant qu’avant et on se rend même compte qu’ils mettent moins de sucre dans leurs yaourts », sourit Alain Jouis, ex-adjoint brestois aux affaires scolaires. Yoghourts, salades, carottes, pain, pommes de terre... en 2007, la ville de Brest a été le fer de lance de l’introduction d’ingrédients bio dans les cantines scolaires. Six mille repas servis chaque jour ! Ce nouveau venu a subitement gonflé les statistiques de repas bio servis dans le département, les faisant flirter avec la barre du million. Soit une hausse de... 80 % par rapport à 2006. <div class="INTER">« <div class="position1"> <script language="JavaScript"> <!-- OAS_AD('Position1'); //--> </script> </div> Nous ne sommes pas pour le 100 % bio » </div> Cette « success story » consacre la politique de la Maison de la bio 29 (*), dont l’action première réside dans l’accompagnement des établissements qui veulent mettre en place de la restauration bio. « Nous ne sommes pas pour aller brutalement vers des repas 100 % bio. C’est très compliqué pour les cuisines. Nous préconisons d’introduire progressivement mais régulièrement », explique Sophie Duriez, coordinatrice de la Maison de la bio. Pour tenir son pari, elle s’appuie sur les produits locaux, donc très disponibles : le pain, les légumes, les produits laitiers. Il n’empêche que l’envolée de la demande en 2007 a obligé toute la filière à se compter. Les producteurs plutôt orientés vers l’export (comme les choux-fleurs qui partent vers l’Allemagne et la Grande-Bretagne) se disent prêts à se recentrer sur le marché local. <div class="INTER">Morlaix et Quimper titillées </div> Cette émulation n’est pas passée inaperçue. Deux-trois agriculteurs de la zone légumière se sont laissés convertir. « Le but final est de provoquer des conversions ou des installations d’agriculteurs bio », commente Florence Busson. Ça bouge également à l’autre bout de la chaîne : nombre de collectivités sont inscrites dans une démarche de développement durable et l’exemple brestois a titillé Morlaix et Quimper. Les deux villes sont actuellement en pourparlers avec la Maison de la bio. Le surcoût financier n’est plus un épouvantail. « Comme les collectivités sont confrontées à la hausse des produits alimentaires, elles remettent tout à plat. Il y a une réflexion plus importante sur le menu. Par exemple, réduire la quantité de viande n’est pas nocif pour la santé. À côté, mettre un légume ou une céréale, dans un menu élaboré, ça ne choque pas les élèves ». <span class="NOTE">(*) La Maison de la bio 29, qui tenait son assemblée générale à Brest jeudi, regroupe aujourd’hui 138 fermes adhérentes (19 autres sont en projet), 17 transformateurs (boulangers, laitiers, bouchers, etc.), 26 distributeurs et cinq associations de consommateurs.</span> <!/TEXTE> </div> <div class="SIGN"> Thierry Charpentier<br /><img alt="" src="/public/revue%20de%20presse/20080607_BSTBIOPHOTOQ_F111K.jpg" /><br /><span class="LEG">Du producteur à l’expéditeur, toute la filière bio profite de l’appétit des collectivités pour ses produits..</span></div>