Quelques échanges autour des déchets ont contribué à animer le conseil communautaire d’hier soir. Les conseillers ont notamment abordé le plan de réorganisation des déchetteries. Hypothèses à confirmer !

« Vous n’allez pas jouer avec les déchets comme avec une balle de ping-pong ! » Le président de la communauté d’agglomération quimpéroise, Bernard Poignant, a semblé vouloir couper court, hier, à une forme de récurrence politique locale : le dialogue de sourds entre Daniel Le Bigot et André Guénégan. « La question des déchets est une question difficile, c’est vrai, pour l’exécutif, et il faudra beaucoup agir, ensemble. Votre discussion pourrait paraître ridicule, voire irresponsable à nos concitoyens au regard des enjeux », a arbitré Bernard Poignant.
Kergariou et Kergonan
Le cœur de cette discussion ? Le projet de transfert de la déchèterie de la Métairie neuve à Kergariou, en bordure du contournement nord-ouest. Marcelle Ramonet a amené le sujet sur le tapis communautaire.
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Réclamant que ses pairs prennent « le temps de la réflexion », en référence à la proximité du site envisagé avec des habitations. Le vice-président de l’agglo chargé des déchets, Yvon Dagorn, a fait cette mise au point : « Il y a des études. C’est tout pour le moment. C’est une possibilité faisable avec une entrée par l’aire de covoiturage près du giratoire, à une certaine distance des maisons. Il nous reste à engager la concertation », a-t-il commenté. Concertation également du côté de Kergonan, où est pressenti le transfert de la déchèterie de Kerjéquel. « Les études n’ont jamais commencé, le bureau d’études est en attente de consignes », a certifié le même Yvon Dagorn. « Si tout va bien, Kergariou c’est pour le deuxième semestre 2009 et Kergonan c’est au mieux pour 2010 », a-t-il précisé.
« Le préfet se fait insistant »
« Le préfet se fait insistant pour fermer Kerjéquel », a rebondi Bernard Poignant. « Nous avons affaire à deux associations aux points de vue divergents, a rappelé le président de Quimper-Communauté. De toute façon, implanter une déchèterie c’est toujours difficile, où alors on l’implante loin et on fait bouffer de l’essence et du gazole aux usagers. Ça ne tient pas question coût et environnement. Il va falloir trancher ! »
250 kg en 2010
Dans un autre registre, Daniel Le Bigot a déplacé le curseur sur l’objectif de baisse de production d’ordures ménagères. « Nous en sommes à 268 kg de déchets par an et par habitant et nous visons, si je comprends bien, 250 kg en 2010. Quelles modifications allons-nous pouvoir apporter ? », a-t-il interrogé, tout en amenant les conseillers sur le terrain des fermentescibles. « Nous aurions là d’autres matières à valoriser », a-t-il insisté. « Il faudra mener une politique concertée à l’échelle cornouaillaise, si l’on veut avancer sur les fermentescibles. Et donc nous impliquer plus à l’échelle du Pays de Cornouaille », a enchaîné Marc Andro, vice-président au développement économique et à l’aménagement de l’espace. Le bon sens terrien est une nouvelle fois venu de Pierre Le Berre : « C’est aussi à chacun, à son niveau, de faire en sorte que sa poubelle soit la moins remplie possible ! »

Bruno Salaün