Collège Brizeux. L’abattage des arbres remis en question
Par le concierge le mercredi 4 juin 2008, 11:38 - Revue de Presse - Lien permanent
4/6/2008
Pour construire des salles de classes provisoires, six arbres centenaires
pourraient être abattus au collège Brizeux. Les riverains de la rue
Bourg-les-bourgs sont indignés.
« Cela fait trente-deux ans que j’habite ici, j’ai toujours connu ces châtaigniers. Ils sont très importants pour nous. Ils nous cachent du voisinage, nous protègent du vent et nous font de la verdure. Je ne comprends pas que l’on puisse laisser faire cela », s’indigne Jean Le Treut, riverain de la rue Bourg-les-bourgs. Plusieurs arbres sont pourtant condamnés à être détruits pour construire des bâtiments préfabriqués au collège.
« Cela fait trente-deux ans que j’habite ici, j’ai toujours connu ces châtaigniers. Ils sont très importants pour nous. Ils nous cachent du voisinage, nous protègent du vent et nous font de la verdure. Je ne comprends pas que l’on puisse laisser faire cela », s’indigne Jean Le Treut, riverain de la rue Bourg-les-bourgs. Plusieurs arbres sont pourtant condamnés à être détruits pour construire des bâtiments préfabriqués au collège.
5 M€ de travaux
Ces trois bâtiments accueilleront les élèves pendant un an, période durant
laquelle le collège Brizeux effectuera des travaux de réaménagement. Ces
travaux, d’un montant de 5 M€, permettront aussi de refaire le gymnase du
collège. Pourtant, selon des parents d’élèves, l’établissement n’aurait pas
pris la peine de les informer du transfert des élèves vers ces classes mobiles.
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Les riverains sont aux aussi surpris par cette décision prise sans leur accord.
« Le plus difficile à accepter, c’est le fait que personne ne nous ait demandé
notre avis. Que des personnes décident à notre place est vraiment dommageable.
»
Zone protégée
Daniel Le Bigot, adjoint à l’urbanisme et au cadre de vie à Quimper, regrette
aussi cet abattage. « Il est bien dommage de détruire ces arbres pour faire de
la place. Comme il s’agit de préfabriqués, aucun permis de construire n’était
nécessaire. Rien n’a été signé et les démarches légales n’ont apparemment pas
été faites. Je vais essayer de faire mon possible pour arrêter l’abattage ».
Mais la problématique ne s’arrête pas là. Selon Daniel Le Bigot, la place où se
trouvent les arbres serait une zone de protection du patrimoine architectural
et paysager. Si l’opération d’abattage était annulée, les modulaires se
trouveraient déplacés dans l’enceinte, non pas du collège, mais du lycée
Brizeux. Une solution qui mettrait entre parenthèses le confort des élèves de
septembre 2008 à juin 2009. Selon le conseil général, l’opération serait donc
suspendue, dans l’attente d’un arrangement. La direction de l’établissement
scolaire n’a en tout cas pas souhaité s’exprimer sur une quelconque décision.
Clara Guéguen

Six châtaigniers centenaires pourraient être abattus d’ici quelques jours si une décision n’était pas prise par la direction de l’école et le conseil général.

Six châtaigniers centenaires pourraient être abattus d’ici quelques jours si une décision n’était pas prise par la direction de l’école et le conseil général.