Pour construire des salles de classes provisoires, six arbres centenaires pourraient être abattus au collège Brizeux. Les riverains de la rue Bourg-les-bourgs sont indignés.

« Cela fait trente-deux ans que j’habite ici, j’ai toujours connu ces châtaigniers. Ils sont très importants pour nous. Ils nous cachent du voisinage, nous protègent du vent et nous font de la verdure. Je ne comprends pas que l’on puisse laisser faire cela », s’indigne Jean Le Treut, riverain de la rue Bourg-les-bourgs. Plusieurs arbres sont pourtant condamnés à être détruits pour construire des bâtiments préfabriqués au collège.
5 M€ de travaux
Ces trois bâtiments accueilleront les élèves pendant un an, période durant laquelle le collège Brizeux effectuera des travaux de réaménagement. Ces travaux, d’un montant de 5 M€, permettront aussi de refaire le gymnase du collège. Pourtant, selon des parents d’élèves, l’établissement n’aurait pas pris la peine de les informer du transfert des élèves vers ces classes mobiles.
//
Les riverains sont aux aussi surpris par cette décision prise sans leur accord. « Le plus difficile à accepter, c’est le fait que personne ne nous ait demandé notre avis. Que des personnes décident à notre place est vraiment dommageable. »
Zone protégée
Daniel Le Bigot, adjoint à l’urbanisme et au cadre de vie à Quimper, regrette aussi cet abattage. « Il est bien dommage de détruire ces arbres pour faire de la place. Comme il s’agit de préfabriqués, aucun permis de construire n’était nécessaire. Rien n’a été signé et les démarches légales n’ont apparemment pas été faites. Je vais essayer de faire mon possible pour arrêter l’abattage ». Mais la problématique ne s’arrête pas là. Selon Daniel Le Bigot, la place où se trouvent les arbres serait une zone de protection du patrimoine architectural et paysager. Si l’opération d’abattage était annulée, les modulaires se trouveraient déplacés dans l’enceinte, non pas du collège, mais du lycée Brizeux. Une solution qui mettrait entre parenthèses le confort des élèves de septembre 2008 à juin 2009. Selon le conseil général, l’opération serait donc suspendue, dans l’attente d’un arrangement. La direction de l’établissement scolaire n’a en tout cas pas souhaité s’exprimer sur une quelconque décision.
Clara Guéguen

Six châtaigniers centenaires pourraient être abattus d’ici quelques jours si une décision n’était pas prise par la direction de l’école et le conseil général.