Girex-Mazal. 6O licenciements à Quimper
Par le concierge le mardi 5 février 2008, 10:31 - Revue de Presse - Lien permanent
Mardi 5 février
2008
Confrontée au déremboursementde deux de ses
médicaments, Girex-Mazal a annoncé hier 60 suppressions
d’emplois.
Le chiffre était attendu et redouté : Cyril Estanove, PDG de Girex-Mazal a annoncé hier à Quimper le projet de licenciement de 60 salariés sur les 209 que compte la société pharmaceutique. « C’est énorme, nous sommes sous le choc », commente Pierre Quéau, secrétaire du comité d’entreprise. Le projet de licenciement concerne 40 salariés du secteur chimie et 20 du secteur pharmacie.
Le chiffre était attendu et redouté : Cyril Estanove, PDG de Girex-Mazal a annoncé hier à Quimper le projet de licenciement de 60 salariés sur les 209 que compte la société pharmaceutique. « C’est énorme, nous sommes sous le choc », commente Pierre Quéau, secrétaire du comité d’entreprise. Le projet de licenciement concerne 40 salariés du secteur chimie et 20 du secteur pharmacie.
Diversification
« Le PDG a annoncé que ce chiffre pourrait être réduit, dit Pierre Quéau. La
société travaille sur une diversification. Elle est pour cela à la recherche de
fonds publics. Des dossiers ont été déposés pour obtenir des subventions des
collectivités territoriales. Il n’y a pas dans l’immédiat de réponse sur
l’éligibilité de la demande ». La direction aurait annoncé que le plan de
licenciement serait revu « de manière substantielle » avec des aides «
substantielles ». « Nous disons aux décideurs politiques locaux que si nous
avons un dossier lisible garantissant l’avenir, nous soutiendrons la démarche,
dit Pierre Quéau. Il nous faut des garanties car sinon la question de la
pérennité de l’entreprise est posée ». Bernard Le Douairon, directeur de
l’entreprise, confirme : « nous nous battons pour la pérennité du site. Un plan
social était indispensable pour remettre les pendules à l’heure au vu de notre
production actuelle. Quant à la diversification, nous savons très bien vers où
nous diriger ». La procédure légale débutera le 14 février. « Nous en saurons
plus car aujourd’hui nous n’avons aucune garantie sur l’avenir. La
diversification demande de longs délais. Le groupe indien qui a acheté la
société prétextait qu’il allait apporter du travail. Aujourd’hui, il n’y a
toujours rien sur la table. Nous suivrons tout ce qui garantira le maintien de
l’entreprise mais il nous faut un dossier lisible », insiste Pierre Quéau.
Ronan Larvor

La société quimpéroise produit notamment le Veinamitol (veinotonique) et l’ART 50 (traitement contre l’arthrose)

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Girex-Mazal. Le coup de tonnerre à Quimper
Le plan social annoncé, hier, aux
employés de Girex-Mazal a fait l’effet d’une bombe. Dans les semaines à venir,
60 des 209 emplois de l’entreprise seraient supprimés.
L’ambiance était véritablement moribonde, hier, en fin d’après-midi, à la sortie de Girex-Mazal, entreprise pharmaceutique située en périphérie sud de Quimper. Car si l’annonce d’un plan social était plus ou moins attendue depuis quelques semaines, les 209 employés du site ont pris « un grand coup de marteau derrière les oreilles » lorsque l’ampleur de ce plan leur a été dévoilée, hier, vers midi.
L’ambiance était véritablement moribonde, hier, en fin d’après-midi, à la sortie de Girex-Mazal, entreprise pharmaceutique située en périphérie sud de Quimper. Car si l’annonce d’un plan social était plus ou moins attendue depuis quelques semaines, les 209 employés du site ont pris « un grand coup de marteau derrière les oreilles » lorsque l’ampleur de ce plan leur a été dévoilée, hier, vers midi.
« On pense aux collègues... »
Soixante salariés sont menacés de licenciement d’ici à la fin du mois d’avril,
soit près de 30 % du total des effectifs. « C’est terrible, témoigne cet
employé. Je ne suis pas moi-même concerné, mais c’est un coup très dur quand
même. On pense aux collègues... ». Car si personne ne connaît encore le nom de
ceux qui seront licenciés, le nombre de suppressions de postes par service est
quant à lui connu. Et, par déduction, treize des employés de l’entreprise
savent d’ores et déjà que leur sort est scellé. « Les noms ne seront pas
communiqués avant avril, lorsque le plan social entrera vraiment en
application. Mais la suppression de certains postes a été officialisée. Et
comme certains de ceux-là sont des postes uniques, certains de nos collègues
savent déjà qu’ils sont directement concernés », explique Pierre Quéau,
représentant CFDT au comité d’entreprise. Rachetée en 2007 par le groupe indien
Wockhardt, Girex-Mazal se compose d’une section « chimie » (Girex), où sont
purifiés les principes actifs des médicaments, et d’une autre, « pharmacie »,
consacrée au conditionnement de ces médicaments (Mazal). Avec 41 suppressions
de postes sur les 131 qu’il compte, c’est le secteur chimie qui sera le plus
affecté. Au service chimie fine, c’est même la moitié des emplois qui seront
supprimés (17 sur 34), tout comme 20 des 78 postes de Mazal.
« Ça fait vraiment mal »
« On s’en doutait. Mais maintenant que c’est effectif, ça fait vraiment mal »,
témoigne cet autre salarié. « Et on se pose des questions même pour ceux qui
vont rester. Comment l’entreprise va-t-elle fonctionner sans ces postes ? »,
s’interroge Erika Jourdren, également élue au CE de l’entreprise. « Notre
travail va désormais consister à s’assurer qu’il n’y ait pas de décision
unilatérale de la part de la direction, et de trouver un compromis qui soit
acceptable par tous. Car l’entreprise a ses critères, et nous les nôtres... Et
si la direction ne connaît pas les situations personnelles et familiales de
chacun, nous les connaissons. Et il faudra bien qu’elle entende nos arguments
», expliquait finalement Pierre Quéau. Créée en 1983, Girex-Mazal recense
autant d’hommes que de femmes parmi ses employés, tous issus du bassin
quimpérois et comptant entre quinze et vingt ans d’ancienneté. Leur moyenne
d’âge est de 44 ans. Lire également en page 6.
Thierry Dilasser

Comme l’ensemble des salariés de l’entreprise, Gilles Héno et Erika Jourdren, élus au CE, ont très mal vécu l’annonce faite par la direction, hier midi.

Comme l’ensemble des salariés de l’entreprise, Gilles Héno et Erika Jourdren, élus au CE, ont très mal vécu l’annonce faite par la direction, hier midi.
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